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07 janvier 2008
Intervention au conseil Municipal du 10 dec 2007
CONSEIL MUNICIPAL DU 10 DECEMBRE 2007
Intervention de Martine ROUSSEL - VANHEE
DEBAT D’ORIENTATION BUDGETAIRE
Monsieur le Maire,
Mesdames, Messieurs les Adjoints,
Chers(es) Collègues,
J’interviens ce soir en tant qu’élue communiste.
Le débat que nous avons ce soir, comme chaque année à la même date, porte sur les orientations budgétaires 2008 et se situe à trois mois des prochaines élections municipales.
Ce que vous proposez cette année est dans la continuité des années précédentes, c'est-à-dire la mise en place d’un budget municipal serré.
C’est la conséquence des décisions de l’Etat qui a pour idée fixe de maîtriser les dépenses locales. Ce n’est pas avec une Dotation Globale de Fonctionnement (la DGF) en augmentation de 1 % alors que l’inflation officielle est largement supérieure à ce chiffre, ce n’est pas avec un plafonnement de la taxe professionnelle pour les entreprises que les communes peuvent faire face à leurs besoins.
Dans le même ordre d’idées, l’Etat réduit de 30 % l’enveloppe budgétaire affectée aux Contrats aidés de notre région. Cela alourdit les dépenses municipales car ces personnels répondent à des besoins réels, font preuve chaque jour de leurs aptitudes et pallient le manque de fonctionnaires. Au lieu de les titulariser, l’Etat les rejette.
Fidèle aux orientations gouvernementales, la Municipalité de Marcq s’inscrit dans cette enveloppe serrée. Donc seuls les impôts et les taxes-ménages peuvent être augmentés.
En 2002, une année après les dernières élections municipales, les impôts locaux avaient subi une augmentation. Faut-il s’attendre, puisque cette année vous n’en prévoyez pas, à ce que en 2009, les Marcquois connaissent une augmentation substantielle ? Le réveil risque d’être douloureux.
La Municipalité de Marcq en Baroeul ne peut continuer à compter essentiellement sur les subventions extérieures : Europe, Région, Département, LMCU. Certes, les plus importantes réalisations faites dans la commune et à mettre en grande partie au crédit de ces collectivités ne sont pas à négliger. Mais nous attirons l’attention sur le fait que ce sont les impôts de tous, impôts inégalitaires et pesant fortement sur les gens modestes qui permettent ces réalisations. Il est facile de voter ailleurs, à la Région ou à LMCU, une augmentation des taux d’imposition, comme il est facile au niveau national d’adopter la politique de rigueur et d’apparaître à Marcq comme ceux qui ne veulent pas toucher, ou le moins possible, aux impôts.
Nous, élus communistes, estimons que Marcq est une ville qui peut faire mieux. Elle s’est dotée d’équipements, mais ils nécessitent encore des améliorations afin d’estomper les inégalités. Par exemple, dans le domaine du sport, nous vous demandons de répondre aux demandes des responsables : entre autres, par la création d’un véritable terrain de football, l’extension de la salle de gymnastique René Liétard qui permettrait aux clubs d’organiser des compétitions et par la création, dans chaque quartier, de plateaux sportifs, à l’image de celui de la Briqueterie etc…
Dans tous les autres domaines, nous avons également des propositions à faire, tant au niveau des recettes que des dépenses.
Pour terminer, Raymond ROELS et moi-même voulons vous rappeler nos demandes en faveur de la démocratie locale : les comités de quartier ont besoin d’une autonomie réelle, en leur accordant un budget spécifique, une réelle capacité de décision.
Pour nous communistes, c’est la seule façon de répondre aux attentes de tous. La population attend des changements. Les désillusions grandissent. Il n’est pas question de séparer artificiellement le national et le local. Les choses ne changeront que globalement.
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