07 mars 2007

Manifestation de milliers de salariés d’Airbus contre le plan Power 8

A Toulouse, 15.000 manifestants ont protesté contre le plan de restructuration de l’avionneur. On comptait 90% de grévistes à Saint-Nazaire et à Nantes. Les quatre sites français étaient mobilisés.

Quelque 15 000 salariés d’Airbus et sous-traitants, selon les syndicats, ont manifesté, mardi 6 mars, à Toulouse, pour protester contre l’application du plan de restructuration de l’avionneur européen, annoncé mercredi dernier, qui prévoit notamment la suppression de 4.300 emplois en France sur quatre ans et la réorganisation de six sites industriels européens. "Cette manifestation de grande ampleur", a précisé Jean-François Knepper, délégué FO du Comité européen d’Airbus, "est organisée pour dire ’non’ au plan Power8, ’non’ aux suppressions d’emplois, ’non’ au départ de l’A320 pour l’Allemagne, ’non’ à la fermeture de Méaulte" (Somme). "Nous ne voulons pas devenir les petites mains d’Airbus mais acquérir de nouvelles compétences", a-t-il expliqué.

6000 salariés

Tandis que 6.000 salariés protestaient aux abords des usines de l’agglomération toulousaine, le cortège des manifestants a défilé dans les rues de la Ville rose depuis la place Arnaud Bernard pour rejoindre celle du Capitole à la mi-journée. Derrière une banderole commune de l’intersyndicale "FO, CGT, CGC, CFDT, CFTC : Airbus France Toulouse", manifestaient côte à côté les secrétaires généraux des grandes organisations syndicales : Jean-Claude Mailly (FO), Bernard Thibault (CGT), Jacques Voisin (CFTC), François Chérèque (CFDT) et Bernard Van Craeynest (CFE-CGC). "Il faut un nouvel apport au capital", a estimé Jean-Claude Mailly. "J’ai d’ailleurs senti une évolution des pouvoirs publics". Le secrétaire général FO juge que L’Etat, "avec 15% du capital, doit prendre une responsabilité particulière".

A Nantes et Saint-Nazaire

500 personnes ont défilé dans la matinée à Nantes et 3.000 à Saint-Nazaire en Loire-Atlantique, des villes où se trouvent les plus importants sites d’Airbus en France après Toulouse (Haute-Garonne). Sur les sites Airbus de Saint-Nazaire comme de Nantes, 90% des salariés étaient en grève selon les syndicats. A Nantes, les salariés d’Airbus ont été rejoints dans la rue, par solidarité, par des agents de la Fonction publique. Des salariés d’Alcatel et de Walor, un sous-traitant pour l’automobile de Léger (Loire Atlantique), également menacés par des plans sociaux s’étaient joints au cortège. "Arrêter le plan Power 8, c’est ce qu’on entend au fond de toutes les gorges", a résumé Joseph Fleury, délégué FO à Airbus Nantes, plutôt satisfait de la mobilisation, malgré la pluie battante. "C’est maintenant à la direction de prendre la température de ce qui s’est passé ce matin. elle doit la prendre vite", a-t-il prévenu. "Sinon ce sera l’épreuve de force, la grève totale".

Grève européenne le 16 mars

De source syndicale, on précise que des débrayages étaient également prévus mardi sur les sites d’Airbus en Allemagne, pays où sont également prévues 3.700 suppressions d’emplois. Le mot d’ordre de grève d’une demi-journée est aussi valable pour l’ensemble des sites français d’EADS et est d’ailleurs relayé par les fédérations syndicales de la métallurgie. Par ailleurs, une manifestation européenne des salariés d’Airbus et de l’aéronautique devrait avoir lieu à Bruxelles le 16 mars, a déclaré mardi sur Europe 1 le délégué syndical central FO Airbus, Jean-François Knepper, co-président du comité d’entreprise européen de l’avionneur. Selon Françoise Vallin (CFE-CGC) la date du 16 mars a été proposée par les syndicats européens à l’issue du Comité de groupe européen qui s’est tenu lundi à Toulouse. "Les syndicats français ont une dernière petite hésitation car un vendredi, ça n’est pas toujours un bon jour pour manifester, mais il y a de fortes chances que ce soit ce jour-là", a-t-elle dit.

Alors que les candidats à l’élection présidentielle se pressent à Toulouse auprès des salariés d’Airbus et de leur intersyndicale, cette dernière se montre méfiante vis-à-vis de cette sollicitude.

Pour sa part, Marie-George Buffet propose une solution : la création d’un groupe public européen

Le sort d’Airbus ne peut pas se jouer sur les marchés boursiers. Les actionnaires touchent chaque année près de deux milliards d’euros, ce sont eux qui doivent payer, non pas les salariés.

Les choix que pourra faire Airbus dans les jours qui viennent, ne doivent pas amputer l’avenir du groupe. Si le plan power 8 est appliqué, cela va considérablement affaiblir l’ensemble de la filière aéronautique et spatiale française et européenne, sans compter les retombées de telles décisions sur les économies locales.

Quant on sait qu’il faut dix ans pour construire des collectifs de travail performant, ce choix est l’exact contraire de l’efficacité. Il est donc urgent de préserver et de développer l’emploi et la recherche.

La France et l’Europe doivent avoir la maitrise totale de leur industrie aéronautique et spatiale. Elle propose de créer un groupe européen 100% public. Pour y parvenir, les Etats doivent racheter à Lagardère et Daimler-Chrysler les actions hors prix du marché. Les Etats, la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque centrale européenne (BCE) doivent permettre des financement à taux réduits pour le développement de programmes et d’investissement créateurs d’emplois.

Il s’agit d’une autre logique à mettre en oeuvre. Les Etats et l’Europe doivent montrer qu’il est possible de prendre des mesures durables. La situation actuelle d’Airbus n’appelle pas aux bricolages financiers, mais à mettre en oeuvre une véritable logique européenne qui place l’industrie, les emplois et la recherche au coeur d’une réponse publique ambitieuse.

C’est du concret qu’attendent les travailleurs et c’est pour répondre à cet objectif que Marie-George Buffet et le Parti Communiste se battront. Nous croyons à un avenir industriel pour notre pays.

Ulrich Savary, PCF.

pour retrouver les propositions du PCF sur ce sujet :

http://pcf.fr/

http://ulrichsavary.gauchepopulaire.fr/

11 janvier 2007

Grands magasins : salariés en soldes

Ce qui suit, s'adresse à tous, mais plus particulièrement aux salariés du magasin INNO (groupe Monoprix) de Marcq-en-Baroeul encore ouvert ce dimanche...
L’hiver est doux cette année et le climat se réchauffe un peu plus dans les grands magasins à l’occasion de l’ouverture des grandes soldes d’hiver : alors qu’ils effectuent près de 15% de leur chiffre d’affaire annuel sur cette période, la menace d’une « grogne » - le mot qui remplace maintenant " conflit syndical "  , pourrait obscurcir des bénéfices attendus.
Les médias font beau jeu d’opposer désirs consuméristes aux revendications des salariés.

Cet enjeu a quelques raisons de nous alarmer ; ouverture des magasins la nuit et le dimanche, semaine de 42 heures par salariés sur la période, mise en place d’un volontariat pour palier à tout type de contestation sur les accords syndicaux... et tout cela sans compensation salariale bien entendue.

Car si nous laissions de côté la question des rythmes de vie et de l’opportunité de vouloir consommer à tout prix le dimanche et la nuit, il nous reste à traiter celles de la prise en compte des rythmes de travail, des durées de travail, et des compensations salariales qui vont avec.
Dans le cadre de la précarité généralisée, les grandes enseignes ne lésinent pas sur les moyens : embauches massives d’intérimaires à la semaines, accords sur les 35 heures revues et corrigées pour étaler les heures supplémentaires demandées dans les périodes creusent, pour éviter de rétribuer le travail pénible et les horaires spécifiques. Les patrons jouent sur la pression à l’emploi - « plus qu’un salaire, un travail » - et encourage, sur la base du volontariat d’individus déjà précarisés, une remise en cause des droits fondamentaux du travail.

Derrière tous ces procédés, on imagine aisément la France d’après prônée par Nicolas Sarkozy et le MEDEF - pour ces grandes enseignes qui appartiennent aux milliardaires du CAC 40 ; de la croissance et de l’argent pour ceux qui veulent travailler plus. En réalité, il s’agit une fois de plus de précariser, de déréglementer le travail. Pour ces salariés, travailler plus n’est pas un choix et ne trouve aucune compensation salariale. Pire encore, sous couvert d’une liberté de consommation et de l’illusion d’un meilleur salaire, on casse les acquis sociaux des travailleurs de ces branches. Les revendications des syndicats de ces enseignes n’ont pas pour but de priver les citoyens des traditionnelles bonne affaires, ni de les restreindre dans leurs possibilités et contraintes de temps pour faire leurs emplettes.

Faut-il sacrifier à une prétendue liberté de consommation un droit inaliénable de la reconnaissance du travail effectué, au droit de gagner correctement sa vie ?

A tout travail pénible on doit trouver une compensation ! Le retour de la croissance ne se fera pas sur la précarisation des emplois non qualifiés.

02 janvier 2007

Actualité.

Marie-George Buffet signe la charte des enfants de Don Quichotte

Devant l’urgence de la situation vécue par tant d’hommes et femmes de ce pays, jetés à la rue par la crise du logement et notamment du logement social, le chômage et les bas salaires, mais aussi les lois rejetant tant d’étrangers dans la clandestinité, Marie-George Buffet vient naturellement de signer la charte des enfants de Don Quichotte pour l’accès de tous à un logement.

L’urgence est aujourd’hui de proposer un véritable hébergement et un accompagnement social et médical qui soient pérennes pour toutes les personnes en situation de grande précarité. La situation actuelle ne peut plus perdurer. C’est bien tout le mérite de l’association « les enfants de Don Quichotte » que d’avoir rappelé combien l’indifférence des pouvoirs publics à l’exclusion était absolument insupportable.

Mais l’urgence est aussi d’en finir avec tous les faux-semblants qui bloquent aujourd’hui la construction de logements sociaux dans le pays. Face au déficit de plus de 600 000 logements sociaux dans le pays, il faut au plus vite lancer un plan de construction des logements sociaux manquants, de logements qui soient accessibles aux revenus de la très grande majorité des Françaises et des Français. Dans ce cadre, la responsabilité de l’Etat est lourde. Il a notamment à faire appliquer la loi SRU, par la contrainte sur les maires opposés à la présence de HLM dans leurs communes, mais aussi à soutenir financièrement tous les projets de construction de logement social.

Plus largement, c’est d’un véritable service public de l’habitat dont la France a besoin, garantissant le droit au logement pour tous et toutes, mais aussi le droit à l’eau et à l’électricité, interdisant les expulsions locatives, usant du droit de réquisition des logements vides...

C’est ce courage de véritablement faire changer les choses qui s’impose aujourd’hui. Il y a urgence

29 décembre 2006

Les enfants de Don Quichotte...

... une initiative citoyenne pour interpeller le pouvoir et la population sur la situation des SDF

Si on relève toutes les personnes qui sont au plus bas, on relève tout notre peuple »




strong>SDF - Campement St Martin 16 Déc
envoyé par lesenfantsdedonquichotte



SDF - Campement St Martin 16 Déc
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26 décembre 2006

Expulsions : Sarkozy veut du chiffre

Il faut du chiffre rond. 25000 ? ça serait bien ! Il faut que les avions partent à l’heure, il faut que les pilotes n’aient pas d’états d’âme et que les passagers ne disent mot et consentent. Il faut s’il est besoin menotter des élus. La macine à expulser doit fonctionner. Elle fonctionne jusqu’à l’absurde.


Exmedium_sarkozy.jpegpulsions : Sarkozy veut du chiffre Comme pour ces Roumains à Toulouse, reconduits à la frontière mais qui devraient pouvoir revenir puique leur pays intègre l’Union européenne en janvier ! Elle fonctionne jusqu’à la non assistance à personne en danger ; plus, jusqu’à la complicité. La famille Raba au Kosova vit dans la terreur dans le village même de son martyre avec ses tortionnaires comme voisins.

Qui peut se reconnaître dans cette vision de menottes et d’arrestations, dans cette politique de mépris de la souffrance humaine, de déni d’humanité. Nous sommes un pays hautement civilisé, n’est-ce pas, un phare des droits de l’homme, nous ne tolèrons pas les discriminations, répète à l’envie le chef de l’Etat. Quelles belles déclarations ont inspirées la main sur le coeur le drame des Kosovars ! Combien de fois avons nous vu ces colonnes de réfugiés, ces hommes derrière les barbelés, ces enfants aux yeux hagards, ces femmes violées et que l’on rendait coupables comme le fut Mme Raba. Mais pourquoi aujourd’hui nos chaînes de télévision gardent-elles le silence ? La candidature de Sarkozy, porteur de son projet ultralibéral, surfant sur les thèses d’extrême droite, instrumentalisant l’immigration et le malheur des hommes, justifie-t-elle tous les reniements ?

Vérité en deça de la frontière, mensonge au delà. C’est à peu près ça. La guerre au Kosovo était une tragédie tant qu’elle était au Kosovo. Mais pas de ça chez nous. Pas de blessés, pas de torturés, pas de femmes violées. Retournez-y.

Où commence l’Europe et où finit-elle ? A un traçé près, c’est la liberté de circulation ou c’est le centre de rétention. Que signifie le dialogue avec le Maghreb, les visites en Algérie telle celle voici peu de Sarkozy quand le simple fait d’être un jeune Algérien ( voir le cas du jeune Karim à Bordeaux) vaut un arrêt de reconduite.

Comme c’est petit, comme c’est bas quand le ministre de l’Intérieur se vante de son bilan et aligne les chiffres de ses expulsés comme autant de communiqués de victoire. Quand il présente comme un pas en avant la baisse de 2,8% des titres de séjour délivrés sur deux ans. 201 564 en 2003, 194 406 en 2005. Et ce serait là le sens de son combat, la preuve de sa fermeté et de son efficacité. Ce serait là un sommet de son ambition politique !

Combien dans le même temps de salariés licenciés, d’entreprises délocalisées, de jeunes et de femmes précarisés. Les expulsions sont un drame terrible pour ceux qui les vivent. Elles sont un écran de fumée odieux pour ceux qui en font un thème de campagne. Mais elles masquent plus encore la recomposition du marché du travail. Dans le même temps qu’il se félicitait des chiffres ci-dessus mentionnés, Sarkozy annonçait qu’il voulait faire passer l’immigration de travail de 7% à 50%.

 

20 décembre 2006

Mobilisons-nous tous pour la libération de Géla et David

Géla et David ont été interpellés lors d’un contrôle policier jeudi dernier à Lille.

TOUS DEUX SONT AUJOURD’HUI AU CENTRE DE RETENTION de LESQUIN.

Ils ont un Arrêté de Reconduite à la Frontière (avis d’expulsion) pour la Géorgie qui peut être appliqué à tout moment.

Gela Farzoev, 18 ans depuis août 2006, est élève au lycée Faidherbe. Gela et ses parents ont fui ce pays considéré comme « démocratique » parce qu’il leurs devenait invivable. En effet, depuis l’indépendance en 1991, la communauté Yéside est l’objet de persécutions et de comportements de rejet féroces. Ils sont arrivés en 2003, et les trois enfants sont scolarisés. Géla est l’aîné ; Irina est scolarisée au collège Franklin ; Otari est en maternelle à l’école Rollin à Mons en Baroeul.

David Soasoev, 22 ans, a des cousins et des amis régularisés en France. Il est célibataire ; sa mère a été assassinée et son père jeté en prison après un procès arbitraire et inéquitable. Il cherche à construire sa vie dans un pays où les droits humains sont respectés.

Le centre de rétention de Lesquin vient de s’agrandir ; il a été reconstruit à neuf et vient d’ouvrir ses portes. IL EST UN SCANDALE !

Nous ne pouvons laisser ces jeunes, ces personnes, dont le seul « crime » est d’avoir cherché refuge en France, se faire expulser honteusement.

CHAQUE MINUTE PASSEE DANS CE CENTRE DE RETENTION, VERITABLE PRISON QUI NE VEUT PAS DIRE SON NOM, EST INDUE !
POUR LA LIBERATION ET LA REGULARISATION DE DAVID ET GELA ET SA FAMILLE !

Merci de signer en ligne (http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_ar...), ou de faire signer la pétition téléchargeable ci-dessous avant de l’envoyer à la Préfecture du Nord.

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/03/66/15/petition-gel...

-  la faxer signée à la préfecture du Nord : aux
03.20.30.52.52 et
03.20.30.57.65
pour cela on peut, via internet, utiliser un service fax gratuit : aller sur le site :
http://www.alliancemca.com/faxgratuit.html et suivre la procédure.

-  ou la renvoyer au Réseau Education Sans Frontières (resf5962@wanadoo.fr) qui la transmettra.

24 novembre 2006

Exigeons l'arrêt des privatisations!

Le juge des référés du TGI de Paris a ordonné le report du conseil d'administration de GDF prévu le 22 novembre 2006 pour mettre en oeuvre le projet de fusion GDF-Suez. Ce report court « tant que le comité d'entreprise européen n'aura pas donné son avis sur ledit projet », et ce sous astreinte de 100.000 euros en cas d'infraction constatée". La demande du comité d'entreprise européen de GDF s'en trouve ainsi confortée.

Cet épisode de la privatisation-fusion GDF-SUEZ montre à quel point le gouvernement se lance dans des aventures hasardeuses, aveuglé comme il est, par des dogmes idéologiques sans aucun rapport avec les besoins des usagers, des salariés et de l'économie du pays.

Cet épisode confirme également la pertinence de la demande du Parti communiste d'un moratoire pour stopper la vague de libéralisation et de privatisation pour engager un débat public en France et en Europe à partir d'un bilan contradictoire et démocratique.

Parti communiste français

Paris, le 22 novembre 2006.

Pour une loi cadre contre les violences faites aux femmes

[suite]

19 novembre 2006

« Nous ne pouvons être spectateurs de l'enterrement de l'industrie »

  Alain Bocquet, président du groupe communiste à l'Assemblée nationale et jean Verschueren (CGT) appellent à lutter contre la désindustrialisation de la région lilloise.

En dix ans, 35.000 emplois industriels ont disparu sur l'agglomération Lille-Roubaix-Tourcoing. Les entreprises ferment une à une. Il y a eu Massey, Mossley, Lever, Stains, Selnor, Altadis... et aujourd'hui c'est Quebecor à Hellemmes. Ca n'est plus possible !

Alain Bocquet exprime sa colère.

Comment se fait-il que la fermeture de Quebecor se fasse en toute tranquilité? Les élus doivent prendre la dimension de l'enjeu autour de l'entreprise hellemmoise. Pas question de mettre un cataplasme, il faut entrer en résistance et gagner le rassemblement le plus large possible. Pour cela, le député communiste formule des propositions. Quebecor bénéficie d'aides européennes pour délocaliser en Belgique, il s'agit de "concurrence faussée" à l'intérieur de l'union ! En plus, les impôts des français contribuent largement aux finances européennes, nous devons demander des comptes. Les communistes vont déposer plainte auprès de la cour européenne de justice. Nous allons interpeller Pierre Mauroy, pour organiser une conférence sur l'avenir de l'emploi industriel sur la métropole. Réfléchir à la stratégie qu'il faut mettre en oeuvre pour stopper l'hémorragie, et décider d'un plan de sauvegarde et de développement de l'emploi industriel. Tout le monde doit y participer, la région, le département, les élus, les syndicalistes de la CGT au Medef, la chambre de commerce. La région lilloise coule. Nous ne pouvons nous contenter de plans d'accompagnement social et assister à l'enterrement de l'industrie. Il nous faut maîtriser ces grandes multinationales, qui méprisent les salariés, les syndicalistes, les élus."

Alain Bocquet insiste également sur la situation financière de la famille Peladeau, propriétaire de Quebecor. 760 millions d'euros de fortune et en plus ils osent demander l'argent des contribuables pour mettre des salariés dehors. Les aides publiques pour cette délocalisation vers Charleroi vont représenter quelque chose comme 20 % de l'investissement de Quebecor. C'est un véritable scandale. Alors on laisse partir ou on se bat ? Les communistes ont décidé de se battre ! De mettre cette Europe qui favorise le dumping social en face de ses responsabilités.

Et  Jean Verschueren, délégué CGT de Quebecor interroge : Mais que font les pouvoirs publics? Qu'attendent-ils pour nous aider concrètement ? Les premiers tours des nouvelles rotatives à Charleroi auront lieu dans une petite quinzaine de jours ! Il est temps qu'ils se bougent. Heureusement qu'on ne les attend pas pour lutter. Il rappelle qu'à ce jour, seuls les communistes ont réagi à leurs interpellations. Nous avons contacté tous les groupes politiques à l'Assemblée, seuls les communistes nous ont répondu et ont immédiatement interpellé le Premier Ministre. Nous attendons la réponse. Quoi qu'il en soit le personnel de Quebecor va poursuivre ses actions en dehors de l'entreprise, et chercher les convergences de lutte avec d'autres boîtes. Notre combat, on va le gagner

 Mardi 28 novembre, tous au siège du Medef ! 

Après avoir recensé les entreprises en lutte et pris contact avec leurs représentants syndicaux, les Quebecor organisaient une rencontre dans les locaux de leur entreprise, vendredi dernier. Objectif trouver un moyen de faire converger les luttes. Ils étaient nombreux à avoir répondu à cet appel : salariés de Heliolys, Auchan englos, Orange, Sonoco, Stora Enso, La Redoute, Pennel et Flipo, la mairie de Lille, les Trois Suisses, des cheminots des ateliers d'Hellemmes, des étudiants de Lille III... De nombreuses autres entreprises s’étaient excusées : TAD productions, ex-Dewitte, Plasty, Cadence Innovation, Bosal... Ils étaient en lutte ce jour-là, assurant toutefois les Quebecor de leur souhait de participer aux initiatives proposées à l'issue de la réunion. La rencontre a permis à tous les participants d’échanger sur la situation de leur boîte. Parfois avec beaucoup d'émotion, comme pour les salariés de Stora. Le constat est sans appel. On est tous dans la même galère, et y'en a marre que le jeudi ce soit les cheminots qui font grève, le lendemain, les postiers... On a besoin d'un tous ensemble, c'est indispensable sinon on va tous crever. On veut que nos enfants aient du boulot. Si on ne réagit pas maintenant c'est foutu. Dans les interventions beaucoup de colère, mais aussi une vraie envie de se battre ensemble. Chacun dans notre coin, ça ne sert à rien. Ils ne savent pas forcément comment s'y prendre, mais ils sont là pour décider d'initiatives convergentes. Et pour eux cette réunion "c'est le début de quelque chose. Au final, trois décisions. D'abord sortir un tract commun à distribuer d'abord dans leurs propres entreprises puis plus largement. Ensuite, envisager de se revoir.

Et enfin faire du 28 novembre une journée d'action commune. Un rassemblement est prévu dès 11h square Foch à Lille (rue Nationale), au siège du Medef.

Les Communistes de Marcq-en-Baroeul appellent l'ensemble des salariés à se joindre à cette initiative.

11 novembre 2006

Ségolène toujours plus forte...

 

 

 Ségolène veut les 35h pour les enseignants du secondaire...

 Voici la vidéo qui le prouve. Qui a dit que Mme Royal était de "gauche"?

 Suivez ce lien.

http://www.dailymotion.com/video/xm4ph_profs-segolene-en-...

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