18 juillet 2007

Service minimum : La droite mène un combat exclusivement dogmatique

Le Premier ministre François Fillon a évoqué la possibilité d’instaurer un service minimum à l’école, estimant que le service minimum dans les transports pourrait servir de « modèle pour être étendu dans d’autres secteurs, dont l’éducation nationale ».

Alors que les syndicats ne cessent de demander un véritable dialogue social, que l’information sur les grêves est déjà opérante et que les salariés font preuve d’une grande responsabilité, l’orientation du gouvernement Fillon n’a qu’un but : s’attaquer au droit constitutionnel de grêve, et par là même, priver les salariés du droit fondamental de se défendre

Bien plus qu’une simple hypothèse, c’est un combat idéologique et dogmatique que mène ce gouvernement, en pleine complicité avec le MEDEF.

Toutes les tentatives allant dans ce sens ne peuvent avoir d’autres effets, que de réduire à silence la majeure partie de la population. C’est totalement inacceptable, et le Parti communiste français est extrêmement déterminé, au côté des salariés, pour empêcher le gouvernement de mettre à bas le droit de grêve.

Parti communiste français

20 juin 2007

Gouvernement Fillon 2 : Une nouvelle opération d’anesthésie de l’opinion publique



 
Avec de nouveaux débauchages et quelques effets très médiatiques, c’est une nouvelle opération d’anesthésie de l’opinion publique qui vise à faire passer les politiques douloureuses que le gouvernement s’apprête à mettre en oeuvre, et à faire oublier la demi-victoire de la droite aux élections législatives.

Le recul de la parité et l’élargissement d’un gouvernement qui dépasse désormais les trente membres confirment les limites de la cosmétique que la droite s’acharne à organiser pour masquer la réalité de ses projets.

Par-delà tous les artifices que la droite mettra en oeuvre, le Parti communiste reste totalement déterminé à résister et construire une alternative à gauche.

Parti communiste français

Paris, le 19 juin 2007

18 mai 2007

Gouvernement Fillon : La gauche n'a pas sa place au centre sous peine de se rallier à la droite

Concernant « l’ouverture » qui caractériserait le gouvernement Fillon, personne ne doit s’y tromper. L’équipe gouvernementale a été directement composée par le nouveau Président de la République qui entend exercer les pleins pouvoirs.

Les ministres issus de l’UMP seront en mission contre le pacte républicain, les solidarités, l’égalité, la justice sociale.

La nomination du Président du groupe UDF à l’Assemblée nationale n’est pas une surprise, tant les députés centristes ont, au cours de la dernière législature, apporté leur soutien aux principales lois des gouvernements Raffarin et Villepin.

Plus choquante est la présence de personnalités issues du Parti socialiste. La recherche de plus en plus affirmée au cours de la dernière période entre certains dirigeants de gauche et la droite centriste n’a-t-elle pas créé les conditions politiques ouvrant la voie à l’idée que le travail avec la droite était aujourd’hui possible ? Pour certains, jusqu’à intégrer une équipe gouvernementale pilotée par Nicolas Sarkozy.

Là encore, personne ne doit s’y tromper, l’opération, très certainement habile sur le plan de l’image et d’une pseudo modernité, ne marque en rien un infléchissement de l’orientation politique de la droite. Ces ralliements se font au service du programme du candidat de l’UMP.

Plus que jamais la gauche doit de rassembler sur ses valeurs et ses combats. Face au danger d’une ultra-droite, constuire la résistance et reconstruire la gauche.

Olivier Dartigolles, Porte-parole du PCF

25 avril 2007

L'UDF au centre du jeu

Depuis dimanche soir, l'UDF se retrouve au centre du jeu politique. Avec 18 % des suffrages, François Bayrou a réussi son pari et envisage de transformer le vieux parti créé par Giscard en un nouveau Parti démocrate sur le modèle du Parti démocrate américain ou du tout nouveau Parti démocrate italien qui devrait réunir, sous la houlette de Romano Prodi les démocrates de gauche et les démocrates-chrétiens de la Margherita.

Le Parti Socialiste risque, à moyen terme, une scission. Il n'y aurait rien d'étonnant à ce que les sociaux-libéraux du PS, comme Jean-Marie Bockel, le maire de Mulhouse, Michel Rocard ou Bernard Kouchner rejoignent le Parti démocrate que Bayrou veut créer. 

L'objectif de Bayrou est en réalité de détruire le Parti Socialiste et d'aboutir à une recomposition du champ politique à son profit. Avec l'aide des médias, il s'agit de convaincre une partie de l'opinion publique que l'ancrage de la gauche dans le mouvement ouvrier et dans le mouvement social est "archaïque" et que l'avenir est à un affrontement entre deux grands partis capitalistes, l'un conservateur (l'UMP) et l'autre "démocrate".

Le PS est clairement menacé par cette recomposition qui pourrait séduire une partie de son électorat. Face à ce danger, la réponse de Ségolène Royal est pour l'instant d'en appeler aux électeurs de Bayrou, en se montrant aux côtés de Jacques Delors, en laissant entendre qu'il pourrait y avoir des ministres centristes au gouvernement.

Les socialistes doivent se rendre compte de l'erreur qu'ils commettent. L'avenir de la gauche ne se trouve pas au centre dans l'alliance avec un Parti démocrate pro-capitaliste.

Marie-George Buffet : « Tout faire pour battre Nicolas Sarkozy »

La déclaration de la candidate de la gauche populaire et antilibérale.

« En battant tous les scores de participation sous la Ve République, notre peuple vient de montrer l’importance capitale qu’il donnait à ce scrutin manifestement dominé par une question centrale : pour ou contre Nicolas Sarkozy. Exacerbé par le présidentialisme et la médiatisation, cet enjeu a dominé tous les autres. À gauche, le dramatique danger de voir l’emporter une coalition de la droite et de l’extrême droite a produit un véritable effet de souffle du vote dit « utile » qui a joué massivement en faveur de Ségolène Royal, et même pour une part de François Bayrou. Il a particulièrement joué sur les électrices et électeurs les plus déterminés à faire gagner la gauche, et notamment un grand nombre d’électrices et d’électeurs communistes. Ces résultats ne sauraient traduire l’audience réelle du Parti communiste dans notre pays. Nicolas Sarkozy est un homme dangereux qui a délibérément choisi de reprendre les thèses insupportables du Front national afin de devenir le candidat de la droite et de l’extrême droite. Il doit absolument être battu. Lucide sur les insuffisances et les ambiguïtés du programme de la candidate socialiste, j’appelle sans hésitation tous les hommes et toutes les femmes de gauche, toutes et tous les démocrates, à voter et faire voter le 6 mai Ségolène Royal.

Je lance cet appel avec d’autant plus de force que la situation est difficile. Avec moins de 40% des suffrages exprimés, la gauche réalise un de ses plus bas scores sous la Ve République. J’appelle les communistes, toutes celles et tous ceux qui, dans leurs diversités, ont fait avec moi une campagne magnifique de mobilisation et de détermination, à ne pas relâcher leur effort. Jusqu’au 6 mai, il nous faut tout faire pour battre Nicolas Sarkozy. C’est vital pour notre peuple qui subirait sans cela durant cinq ans la politique ultra-libérale d’une droite décidée à en finir une fois pour toutes avec notre système social.

Ce que je veux dire, enfin, c’est que malgré ce résultat évidemment très loin de nos espérances, nous avons mené un beau combat. Jamais nous n’avons voulu céder à ces discours selon lesquels il ne serait pas possible, en France, de changer les choses en grand. Tout au long de la campagne, j’ai pu mesurer combien les attentes qui se sont manifestées puissamment dans les luttes contre les réformes Raffarin, dans la campagne contre la constitution libérale de l’Europe ou pour arracher le retrait du CPE sont toujours présentes et attendent des réponses de la gauche.

Pendant toutes ces semaines, les militantes et militants communistes, les nombreux élus qui m’ont soutenue, les acteurs et actrices du mouvement social, les hommes et les femmes qui furent à nos côtés pendant cette campagne, ont montré une grande résolution à faire gagner en France les idées de progrès social et d’humanité. Ces idées là, quoi que l’on nous dira ces prochaines semaines, sont et resteront toujours vivaces. Et le Parti communiste sera toujours là pour les relayer, les renforcer dans les luttes, les porter aux côtés de tous les hommes et femmes de France qui aujourd’hui rêvent d’une vie enfin meilleure. Je veux le redire ici. Il n’y en France aucune fatalité au chômage, à la misère, à la vie telle que l’on veut nous l’imposer. Alors continuons le combat, dès demain pour battre la droite et pour imposer aux élections législatives, dans quelques semaines, le changement dont notre pays a besoin. »

21 avril 2007

A vous de jouer !


Voilà c’est fini. Après des mois de mobilisations, la campagne se termine. Ce sera à vous électrices, électeurs de faire entendre votre choix.

Pourtant, à quelques heures du vote, beaucoup d’entre-vous hésitent encore. De très nombreuses rencontres dans les villages, les marchés nous ont montré l’ampleur de ce climat d’indécision.

Il faut dire que cette campagne résonne comme un vaste brouhaha assourdissant. Le tapage médiatique n’a pas cessé depuis un an. En effet, depuis le début, les médias ont choisi pour vous un duel entre deux stars télégéniques, Ségo/Sarko.

Alors que nous avons le devoir d’accomplir un choix déterminant pour les années à venir, nous avons été privés de débats. Seules Marie-George Buffet puis Dominique Voynet, relayées par la pétition des journalistes de France 3 ont réclamés des débats contradictoires.

Il ne fait aucun de doute que cette maneuvre vise à esquiver la question sociale et à préserver l’hégémonie des présumés « grands candidats ».

Pourtant, ce que nous venons de construire est sans précédent. Si l’on regrette le rendez-vous manqué de la candidature unitaire, il faut le dire haut et fort le Parti communiste français retrouve sa vigueur et ses couleurs. Les meetings ont mobilisés des foules enthousiastes. Le 1 avril, il avait 15 000 personnes à Bercy, 4000 personnes à Lille le 10 avril et pas moins de 8000 hier encore à Marseille.

Notre candidate soulève un immense espoir. Les jeunes mobilisés contre le CPE sont venus en masse soutenir Marie-George Buffet. Beaucoup de nos anciens camarades sont revenus pour défendre à nouveau leur parti.

A Arras notre mobilisation a dût en surprendre plus d’un ! Jamais le PCF n’a distribué autant de tracts et collé tant d’affiches pour une campagne présidentielle. L’on a vu se succéder les adhésions semaines après semaines. Nous avons multipliés les contacts au cours de nos actions militantes ou sur internet.

Alors bien sûr, il y a le refrain du « vote utile ». Il faut dire que la menace est réelle. L’extrême droite est aujourd’hui décomplexée, assumée. L’on apprenait hier que les tombes musulmanes de Notre-Dame de Lorette ont été recouvertes de croix gammées. Après une maison de Villers-au-bois, des tombes juives de Lille-sud , c’est au tour de ce Lieu de Mémoire de la Grande Guerre d’être sali par la haine de ces fachos. Mais la droite de Sarkozy, par sa violence, son mépris des masses, son libéralisme sauvage, elle aussi fait peur...

Nous combattrons cette droite extrême par une gauche de courage, de conviction, fière de ses valeurs, en phase avec vos attentes. Voter Marie-George Buffet, c’est voter pour un contenu véritablement transformateur qui pèsera sur les choix à venir.

Ne laissons pas la gauche se vider de sa substance. Si vous voulez battre la droite et réussir à gauche, il faut donner de la force au PCF.

X.S.

http://pcfarras.over-blog.com

07 avril 2007

Le seul grand meeting de gauche à LILLE.


 

06 avril 2007

Le vote Buffet : la meilleure façon de batre Sarkozy

Le vote Buffet : La meilleure façon de battre Sarkozy

Le discours de Sarkozy en meeting à Nice a résonné d’une France du rejet, du mépris et de la division. Paroles de dénonciation des familles en difficulté sociales, qui seraient des « assistées », alors qu’aucun des minima sociaux en France n’atteint le niveau du seuil de pauvreté reconnu ! Paroles d’insultes contre « la gauche » accusée de collusion avec « les fraudeurs et les voyous ». Paroles d’exclusion et de drague répugnante dans les eaux sales de l’extrême droite sur l’immigration.

Les actes et le programme vont avec les paroles. Les propositions de franchise sur les dépenses de santé, de TVA sociale, de baisses d’impôts pour les plus fortunés, comme les actes contre les enfants de sans papiers ou les menaces proférées contre les directions de France3 accusées de n’être pas suffisamment à la botte : chacun peut sans peine, mais non sans frayeurs, imaginer « la France d’après » !

Cette France là n’est pas la notre. La notre comme l’a dit Marie George Buffet est celle dont monsieur Thiers a dit « qu’on la fusille ! » Mais « battre Sarkozy », ce ne peut pas être rejeter l’homme pour garder ses idées.

Ainsi Bayrou, dont le programme économique et européen n’a rien à envier à celui de Sarkozy en matière d’ultra-libéralisme, loin de représenter un « vote stratégique » ou « tactique » pour barrer Sarkozy, n’est qu’un vote tragique dont la droite sortirait confortée. La solution ne peut être qu’à gauche. Et, compte tenu des déceptions passées, la gauche ne peut susciter de dynamique victorieuse que si elle porte une démarche et un projet qui rompent avec les alternances précédentes. Force est de constater que la candidate socialiste ne porte ni l’une, ni l’autre. Pire, bien souvent elle est « ton sur ton » avec les thématiques libérales.

C’est ce qui rend d’autant plus importante la candidature de la Gauche Populaire et Antilibérale. Pour que la gauche affirme pleinement ses valeurs et dise sans ambiguïtés une nouvelle politique et les moyens de la réaliser. Porter au plus haut le vote Marie George Buffet, c’est sortir la gauche de la spirale des renoncements et de l’échec, l’imprégner de propositions et de contenu mobilisateurs, porter l’ambition d’un rassemblement majoritaire à gauche apte à mener une politique qui change réellement le quotidien. Bref la mettre en situation de réellement battre Sarkozy. Sans cette dimension elle échouera ou décevra à nouveau. C’est pourquoi le score que réalisera la candidature de Marie George Buffet le 22 avril peut changer l’avenir social du pays et infléchir celui de l’Europe.

Jean Paul Duparc

voir suite dossier www.le-patriote.info


La police de l' UMP ...

04 avril 2007

Suite à la Rencontre entre Marie-George Buffet et Bernard Thibault :

 Des prises de positions convergentes
A l’issue de leur rencontre, Bernard Thibault Secrétaire général de la CGT et Marie-George Buffet, candidate à l’élection présidentielle ont fait part de leur échange qui à porté essentiellement sur les questions de démocratie sociale et de la politique industrielle de la France. Les questions du pouvoir d’achat et des salaires ont été également abordées.

Marie- George Buffet et Bernard Thibault déclarent avoir des positions convergentes sur ces problématiques et soulignent qu’il y a urgence sociale en matière d’emploi, de niveau de salaire ou concernant l’industrie citant notamment pour les cas Airbus et d’Alcatel-Lucent.


Bernard Thibault a rappelé la nécessité de porter immédiatement le SMIC à 1500€ et partage avec Marie-George Buffet que l’avenir industriel de la France du plein emploi, du développement économique et social ne peut s’envisager si l’on fait l’impasse sur les réflexions stratégiques en matière de politique industrielle.

Le dirigeant syndical et la candidate à l’élection présidentielle considèrent qu’il faut accorder plus de place à la démocratie sociale à l’intérieur de l’entreprise et dans l’espace public. Il faut reconnaître le fait syndical et le rôle de ses organisations, accorder plus de place aux salariés dans la gestion même de l’entreprise en respectant les droits actuels et en accordant des droits et des pouvoirs nouveaux jusque dans les PME/PMI.

Répondant à une question, il a indiqué que la CGT appelle à voter pour le progrès social. Bernard Thibault estime qu’il faut rompre avec les politiques menées ces dernières années et considère que les prises de position de Marie-George Buffet en particulier, et du Parti communiste français en général, viennent en soutien ou en tous cas en compréhension des revendications sociales.

 

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